Hôpital Privé
Jean Mermoz

L'institut de cancérologie Jean Mermoz et l’importance de la prévention des cancers féminins

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Les docteurs Simon DUCOULOMBIER, Anne-Christel GRATADOUR et Karima NESSAH-BOUSQUET - chirurgiens gynécologiques et mammaires de l’hôpital privé Jean Mermoz - ont présenté une conférence sur les enjeux de la prévention des cancers de la femme. Objectif de la conférence ? Sensibiliser le public aux facteurs de risques des cancers de la femme et à l’intérêt du dépistage.

L'institut de cancérologie Jean Mermoz et l’importance de la prévention des cancers féminins

1. Le cancer du sein

>> Le constat :
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes. 53 000 nouveaux cas de cancer du sein son dépister chaque année en France et 1 femme sur 8 est concernée. Il cause 12 000 décès par an en France et son incidence a doublé en 25 ans.

>> Les causes :
Elles sont multiples, l'amélioration du dépistage, le vieillissement de la population, l'évolution des modes de vie...

>> Les solutions :
Il existe bien des solutions pour prévenir ces cancers qui pour 4 d'entre eux sur 10 serait évitables. Agir sur son comportement et son environnement (tabac, alimentation, alcool, absence de sport, surcharge pondérale, perturbateurs endocriniens...), tenir compte de ses facteurs génétiques et hormonaux (règles précoces, ménopause tardive, grossesse tardive, nulliparité, contraception orale...) et se faire dépister. Les dépistages de masse à partir de 50 ans et les dépistages individuels diminuent d'environ 30 % le nombre de décès par an. 5 à 10 % des cancers du sein sont d'origine génétique.

 

"40 % des cancers du sein et 90 % des cancers du col de l'utérus seraient évitables. Encore faut-il prévenir et dépister"

 

2. Le cancer du col de l'utérus

>> Le constat :
3000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus sont dépistés chaque année en France et 1 100 décès par an sont constatés. Un chiffre alarmant lorsque l'on sait que 90 % de ces cancers pourraient être évités.

>> Les causes :
En effet un dépistage sous la forme d'un frottis cervico vaginal tous les trois ans fait diminuer le risque de cancer de 90 %. Pourtant à l'heure d'aujourd'hui, le cancer du col de l'utérus est le seul cancer pour lequel le pronostic se dégrade. Le docteur Simon Ducolombier, chirurgien gynécologue, tire la sonnette d'alarme et souligne l'importance du dépistage et de la vaccination.

>> Les solutions :
Le vaccin contre le papillomavirus est un enjeu primordial selon le docteur. "Si l'on ne prend pas en compte le vaccin contre l'hépatite c'est le premier vaccin contre le cancer qui existe. 80 % des femmes seront exposées au papillomavirus au cours de leur vie et le vaccin peut faire diminuer de 70 % le risque de cancer. Couplé avec le dépistage, on approche des 100 %." Simon Ducolombier insiste sur le fait que le vaccin n'est pas thérapeutique, c'est pourquoi il est recommandé pour une fille de faire le vaccin entre 11 et 14 ans, avant le début des relations sexuelles.

 

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Cette conférence a remporté l’adhésion du public puisqu’elle a été la plus suivie lors de ces deux journées.

 

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